Assemblée générale 2026 (9 mai 2026)
L’assemblée générale de l’Amicale des Anciens de l’ALAT du Languedoc-Roussillon s’est donc tenue, cette année, à Nizas, charmant petit village d’un peu moins de 700 âmes de l’arrière-pays piscénois. Pour la petite histoire de l’ALAT, il y avait sur cette commune, jusqu’en 2013, un petit aérodrome bien connu des Bérets bleus. Ceci explique cela…
Bref, je pourrais vous faire un compte-rendu de cette journée comme on en fait d’habitude pour ce genre d’événement. Et pour vous la faire courte, ce fut une belle journée, très bien organisée, rythmée par l’assemblée générale en elle-même tandis que les conjoints effectuaient une visite dans les environs (en l’occurrence la ville de Pézenas), puis une belle petite cérémonie au monument aux morts local, le verre de l’amitié qui a été l’occasion de remercier monsieur le maire pour son accueil et le prêt de la salle (et découvrir les vins locaux qui sont tout simplement excellents, soit dit en passant), enfin le banquet, sur place, par un traiteur qui a « assuré » (les mets étaient à la hauteur des vins qui étaient les mêmes que lors de l’apéritif).
Ce sera tout pour la partie entendue. Les adhérents ont eu connaissance du compte-rendu officiel rédigé par le bureau, autrement plus détaillé. Et toutes les photos de cette journée sont accessibles via notre site internet.
Cette année, quelque chose m’a personnellement marqué et c’est de cela que je veux vous parler cette fois.

Tous les ans, on rapporte que les participants ont pris plaisir à se retrouver, à se raconter leurs histoires, à « remonter le Mékong ». Ce fut bien sûr encore le cas ce 9 mai 2026.
Étant encore, à ce jour, un des « jeunots » de l’amicale, j’ai écouté comme tous les ans mes « anciens » raconter leurs histoires, leurs anecdotes. Et j’ai vu, cette année encore et plus que jamais, leurs yeux se teinter de malice, de joie, de nostalgie et parfois de tristesse. J’ai cru voir, cette année encore et plus que jamais, leurs rides s’estomper et dévoiler ces hommes qui, avec leurs qualités et leurs défauts, ont écrit, à petits pas et parfois à grandes enjambées, l’histoire de l’ALAT, chacun à son niveau.
J’ai vu, cette année encore et plus que jamais, tout ce que les générations actuelles de Bérets bleus leur doivent.
J’ai vu, cette année encore et plus que jamais, toute l’importance, toute l’urgence qu’il y a d’encourager et entretenir les relations entre les acteurs de l’ALAT d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Je me suis retourné pour raconter, moi aussi, mon vécu de jeune « ancien ». Je n’ai pas trouvé de « jeunot » à qui raconter mes petites histoires. Lui raconter les premiers vols sous JVN, les premières campagnes à bord de la Jeanne d’Arc. Pas de « jeunot » qui aurait pu me raconter, lui, l’Afghanistan, la Libye, le Mali, les vols sur Tigre ou Caïman, ou tout simplement le quotidien de l’ALAT au XXIe siècle, ce quotidien que j’ai perdu de vue depuis quelques années déjà…
À vous, les anciens : continuez de raconter vos histoires aux plus jeunes. Car vous faites partie de l’Histoire de l’ALAT et que connaître son Histoire est aujourd’hui, plus que jamais, primordial, vital.
À vous, les plus jeunes : racontez les vôtres à vos anciens. Car vous continuez d’écrire, avec panache, cette Histoire qu’ils ont initiée.
Et vous n’imaginez même pas le plaisir que vous y prendrez. Ni le bonheur que vous leur donnerez.
DB







